À chaque fois que quelqu’un arrive en visite ou plus durablement, une étape obligée est celle de la “Description des modes de transport à SF”. Cela est d’autant plus vrai pour une ville comme San Francisco faisant deux fois et demi la taille de Lyon et où la voiture sert davantage de support pour stickers que de réel moyen de transport.
Alors, quelles sont les options ? Sans surprise, c’est sur votre mobile que se trouvent les bonnes options. Présentation joyeuse et exhaustive par Loic Chollier, que vous pouvez également lire sur son blog personel.
Le MUNI
Les métros et tramways n’étant pas très évident à mettre en place dans une ville aussi vallonnée et sujette aux tremblement de terre, le moyen de transport “public” le plus utilisé reste le bus. Il peut vous emmener à Ocean Beach ou Downtown et Marina ou Mission. San Francisco dispose tout de même de quelques lignes de tramway et métro mélangées principalement axées sur Market St., rue principale qui sépare la ville en deux de manière diagonale.
L’abonnement est à 64$ / mois pour un usage illimité, 74$ / mois si vous décidez d’aller habiter (ou travailler) au bout du monde et que vous devez donc prendre le BART (équivalent du RER pour les Parisiens) quotidiennement dans les limites de la ville de San Francisco.
Viennent maintenant les solutions un peu plus innovantes et qui justifient cet article.
Uber / Side Car / Lyft : chauffeurs sur demande
Vous avez certainement déjà entendu parler d’Uber, ils sont présent à Paris et depuis peu à Lyon. Partie d’un service un peu “luxe” proposant d’obtenir très rapidement un chauffeur privé depuis une application iPhone, la société a fait évoluer son offre pour ici nous proposer d’appeler directement des Taxis (ils restent cependant aussi cons que les autres), des UBERx qui sont des voitures plus banales, pas forcément noires et généralement hybrides, ainsi que les traditionnels Black Car et SUV.
Les Ubers, bien que proposant un service de qualité, restent un peu plus chers que les Taxis.
Vient ensuite Lyft, qui est l’application générant le plus de wow-effect. À la façon d’Uber, via l’application iPhone (ou Android), il est possible d’appeler une voiture qui vous emmène où bon vous semble. Le plus ? la course est généralement 30% moins chère qu’un taxi, vous n’avez pas à sortir de cash puisque vos informations de paiement sont directement intégrées dans l’application et surtout les chauffeurs font de leur mieux pour vous rendre le trajet agréable : il est courant qu’en rentrant dans un Lyft, le chauffeur vous fasse un check amical avec le poing en se présentant puis vous propose de mettre en charge votre téléphone, passer la musique que vous voulez ou vous demande si vous avez faim ou soif puis vous propose de quoi se revigorer.
Le Lyft est facilement reconnaissable en ville puisqu’il arbore toujours sa moustache rose sur la calandre. On assiste même à un phénomène de Pimp-my-Lyft, certains chauffeurs faisant preuve d’originalité pour démarquer encore plus leur auto.
SideCar est un service similaire à la différence près qu’il s’agit d’un service dit de matching : les conducteurs obtiennent à l’avance la destination voulue et peuvent la décliner si elle ne correspond pas à leur itinéraire original. On rentre là plus dans une logique de “Ride-sharing”, ce qui, d’après les fondateurs, serait un modèle plus fiable et durable, évitant la pollution superflue.
Les conducteurs de ces services sont des particuliers comme vous et moi, cherchant à arrondir leurs fins de mois. Certains en ont fait cependant leur activité principale, réalisant qu’ils gagnaient plus qu’avec leur travail d’origine. À titre d’exemple, Lyft fait de la publicité sur Facebook annonçant des revenus jusqu’à 35$ / heure.
Avec cela se pose le problème de la sécurité ainsi que la grogne évidente des chauffeurs de Taxi licenciés. Ces sociétés ont profité jusque là d’une gray-area (zone grise) dans la loi Californienne et font passer les paiements pour des donations optionnelles. En pratique vous pouvez donc voyager gratuitement mais vous serez notés à la baisse et votre “karma” dans l’application baissera en conséquence ce qui ferait diminuer vos chances d’obtenir un chauffeur. Tout cela ayant des limites, des plaintes ont été déposé devant l’Etat de Californie mais ils ont temporairement trouvé des arrangements financiers permettant de mettre à plat la situation.
ZipCar / Get Around / Scoot : véhicules sur demande
Enfin, pour des excursions un peu plus longues, reste toujours la possibilité de louer une voiture ou un scooter à la demande et sans passer par les agences de location traditionnelles, lesquelles n’auront aucun scrupule à essayer de vous extorquer le plus de dollars possible en vous vendant des assurances optionnelles à gogo ou en appliquant une surcharge si vous avez moins de 25 ans.
Le service proposé par Zipcar est un peu similaire à ce qu’offre Autolib’ en France (en mieux) : il y a deszipcars un peu partout en ville louable à l’heure ou à la journée, situées dans des parkings à ciel ouverts, dans les garages de résidences etc. Il est possible de réserver à l’avance une voiture via leur site web ou comme toujours avec l’application smartphone. Sont compris dans le tarif : l’assurance, la location ainsi que l’essence. Pour récupérer le véhicule, il suffit de passer votre carte de membre sur le pare-brise, elle s’ouvre et les clés sont à l’intérieur, vous n’avez plus qu’à démarrer. Le hic pour moi ? il faut avoir un an de permis (Californien ou international) pour utiliser le service.
C’est là qu’intervient Getaround, cette compagnie propose aux propriétaires n’utilisant que peu leur voiture de la louer à d’autres particuliers. Le service est simple et efficace, pour récupérer la voiture il suffit de fixer un rendez-vous avec le propriétaire. Un certain nombre d’entre elles sont également équipées du CarKit, on peut donc ouvrir les voitures réservées à l’aide de l’application iPhone et récupérer les clés qui sont à l’intérieur. Les tarifs sont assez intéressant, il faut cependant rendre la voiture avec le même niveau d’essence et on peut trouver sur internet des Coupons (de réduction) permettant d’utiliser le service à prix très avantageux les première fois. C’est comme ça que je suis allé chercher ma mère à l’aéroport en Mercedes C300 pour 2.12$ !
Enfin, Scoot Networks proposent de la location de Scooter électrique pour une durée maximale de 48h (après cela il faut un permis mobylette selon la loi Californienne…). Le principe une fois de plus est simple, on peut réserver son scooter via leur site web ou l’application smartphone : s’affichent les disponibilités selon les garages ainsi que l’état de charge de la batterie du deux roues. Les prix varient selon le plan choisi mais cela reste très abordable (5$ la première heure puis 1$ / heure pour mon cas).
Voilà pour ce petit dossier sur les modes de transport à SF, pour être tout à fait exhaustif, on aurait aussi pu mentionner les fixies, très en vogue ici. Si la question du vélo vous intéresse, on vous renvoie vers notre précédent article.
Si la lecture vous a plu et vous a paru utile n’hésitez pas à le signaler à son auteur (loic@chollier.com).
De très bons plans pour nous petits français à San Francisco ! Merci Loic 🙂